La montagne, ça nous gagne non sans un minimum de matériel

La montagne, ça nous gagne non sans un minimum de matériel

Rien de tel que de prendre ses quartiers d’hiver au sein de la capitale européenne des sports outdoor qu’est Annecy. Dans un cadre de rêve, sur fond de montagnes, en bordure du lac d’Annecy, la ville la plus big air du monde, est une destination grandiose pour s’adonner au ski de randonnée. Né vers les années 50 au siècle dernier, cette discipline sportive demande une bonne condition physique. Raison pour laquelle, il est fortement conseillé de s’adonner à d’autres disciplines sportives en parallèles telles que le ski de fond, la marche, le footing ou encore le vélo. En fonction de votre niveau, optez pour l’un ou l’autre des dénivelés possibles. Inutile d’aller contre nature, mieux vaut progresser lentement et sûrement sans rechercher la difficulté. Les dénivelés entre 700 et 900 mètres conviennent pour les débutants et les pratiquants peu entraînés, entre 1000 et 1300 mètres de dénivelés, mieux vaut avoir un bon entraînement, au-delà de 1300 mètres, seuls les plus expérimentés peuvent tenter l’aventure. Dans tous les cas, la montagne reste dangereuse. Avant de prendre le départ, mieux vaut s’assurer que les conditions météorologiques, nivologiques soient sans danger, que vous êtes en bonne condition physique et surtout que vous disposez de tout le matériel nécessaire. Sans quoi, le ski randonnée peut virer au cauchemar. Suivez le guide.

Quid du matériel de base pour la pratique du ski randonnée

A l’image de toutes les disciplines sportives, il convient de s’équiper convenablement. Le ski de randonnée n’est pas un sport que l’on pratique en dilettante. Cela demande de la technicité, de la pratique et surtout l’acquisition de matériel adéquat.

Les skis, les accessoires, les chaussures

De préférence, pour l&039;achat de ski de randonnée, optez pour un modèle dont la taille est inférieure à la vôtre de dix à vingt centimètres. Pour assurer une bonne glisse, préférez une peau constituée en mohair. Et, pensez à acheter également des couteaux qui vous seront utiles si la peau ne suffit plus, lorsque le dévers de la pente est trop marqué ou que la neige devient très dure. Les chaussures, elles, ne doivent être ni trop large ni trop serrées.

Les bâtons

Ils sont de deux types. Les bâtons de ski de piste et les bâtons télescopiques qui sont réglables et surtout, qui présentent un faible encombrement. Les deux doivent disposer d’une rondelle assez large afin d’assurer les appuis suffisant sur une neige profonde mais aussi avoir une poignée avec une dragonne de sécurité. En cas d’avalanche ou de blocage du bâton dans un trou par exemple, la poignée s’ouvrira plus facilement et vous permettra de vous libérer. 

Les vêtements

Le corps subit des écarts de températures lors des phases d’ascension et de descente. Il convient donc de privilégier des vêtements certes chauds, légers, imperméables mais qui assurent également l’élimination de la transpiration tout en étant faciles à manipuler et à ranger. Mieux vaut prendre le temps de comparer pour choisir ses sous-vêtements, ses vêtements – veste, pull, coupe-vent, pantalon, t-shirt, gants, bonnet, chaussettes notamment – correctement. Et, pour ne pas rester humide ou en cas de bivouac prolongé, mieux vaut mettre dans son sac quelques vêtements de rechange comme la paire de gant ou une doudoune notamment.

Le matériel de protection

Une paire de lunettes de soleil haute protection, un masque en cas de neige sont indispensables pour protéger ses yeux de la réverbération des rayons lumineux sur la neige. La crème solaire est également à compter parmi ce matériel de sécurité. A la mer, en ville ou en montagne, le soleil est tout autant bénéfique que dangereux.

Le sac

Le sac un dos est également un équipement indispensable. Il permet certes de transporter son matériel mais aussi d&039;y glisser vos bricoles à l&039;image de la trousse de secours, des skis par exemple. Si l&039;excursion dure la journée mieux vaut opter sur un sac dont la capacité est de 30 à 40 litres. Au delà, sur plusieurs jours, il faut 50 litres au minimum car il faudra y intégrer le matériel de couchage. Si vous partez en mode bivouac, mieux vaut aller au-dessus de 50 litres. 

Dans tous les cas, le sac doit être confortable – ceinture de hanche, bretelles réglables, sangles de rappel de charge notamment – et fonctionnel. Entre les possibilités de rangement et les accessoires – poches, compartiments, sangles de compression, protection, porte bâtons par exemple – il doit être également résistant aux intempéries – froid, neige, vent et pluie – robuste et léger

Le dispositif de sécurité

En outre, aucun départ ne doit se faire sans disposer dans son sac de l’ARVA – Appareil de Recherche de Victimes en Avalanches – ainsi que d’une pelle, d’un appareil de communication – radio, téléphone ou autre – et d&039;une sonde. 

Une trousse à pharmacie pour les premiers secours, une couverture de survie et une toile de deux mètres carrés sont également du voyage. Et, pour que l’activité de ski randonnée reste agréable, pensez à vous hydrater régulièrement – une gourde ou une paille révolutionnaire – sans oublier de vous alimenter correctement.